Reproduit avec l'autorisation de Training Industry — cet article a été initialement publié le 29 juillet 2025.
Dans le contexte mondial instable actuel, qui donne naissance à de nouvelles lois et réglementations, on peut affirmer sans se tromper que la plupart des entreprises ressentent une pression accrue pour suivre le rythme. L'instabilité géopolitique, les perturbations climatiques et les attentes plus élevées en matière d'approvisionnement éthique et de responsabilité d'entreprise ont eu un impact plus important que jamais sur le secteur de la chaîne d'approvisionnement. Il ne suffit plus (et à juste titre) de considérer la conformité et la résilience comme des formalités administratives ; les entreprises doivent désormais intégrer des principes éthiques tout au long de la chaîne d'approvisionnement.
Cet article présente cinq mesures pratiques que vous pouvez prendre pour aider votre organisation à mettre en place une chaîne d'approvisionnement plus éthique et plus résiliente, en intégrant des pratiques éthiques, en renforçant la résilience opérationnelle et en vous préparant aux défis futurs grâce à l'apprentissage et au développement.
5 étapes pour renforcer et optimiser votre chaîne logistique
Voici 5 mesures que les services de formation et de développement peuvent prendre pour renforcer la chaîne logistique de leur entreprise :
1. Intégrer la diligence raisonnable des tiers dans les processus d'approvisionnement
À mesure que les chaînes d'approvisionnement mondiales deviennent de plus en plus complexes, les exploitants de flottes doivent aller au-delà de la simple conformité superficielle. Pour se préparer pleinement, ils doivent désormais intégrer la diligence raisonnable des tiers dans leur stratégie d'approvisionnement fondamentale.
En fait, de nombreuses entreprises de premier plan intègrent déjà des contrôles relatifs aux droits de l'homme et à l'esclavage moderne dans leurs processus de sélection des fournisseurs, plutôt que de les traiter comme des éléments secondaires. L'intégration de la diligence raisonnable au stade de l'approvisionnement permet aux organisations d'identifier les risques à un stade précoce, de responsabiliser les fournisseurs et de garantir le respect des normes éthiques avant la signature des contrats. Avec l'émergence de réglementations telles que la directive européenne sur la diligence raisonnable en matière de durabilité des entreprises (CSDDD), la loi allemande sur la chaîne d'approvisionnement et la loi norvégienne sur la transparence, la pression pour gérer de manière proactive les risques liés à la chaîne d'approvisionnement s'intensifie.
À l'avenir, les entreprises qui considèrent ces cadres comme des opportunités pour mettre en place des systèmes structurés et axés sur les valeurs, plutôt que de se contenter de se conformer aux exigences, seront mieux placées pour fonctionner de manière éthique et résiliente dans un contexte mondial en mutation. Les entreprises qui ne prennent pas ce risque risquent d'être laissées pour compte.
2. Aller au-delà des contrôles ponctuels des risques
La gestion des risques liés aux tiers ne doit pas être une démarche ponctuelle. Elle doit être continue et s'appuyer sur des données en temps réel. Dans un environnement mondial en constante évolution, des contrôles réguliers permettent aux entreprises de s'adapter aux changements de contexte, qu'ils soient liés à l'évolution de la législation, à l'instabilité politique ou à des perturbations économiques.
Les entreprises qui considèrent l'évaluation des risques comme un exercice ponctuel passent à côté de menaces plus profondes et émergentes tout au long de leur chaîne d'approvisionnement. Pour atténuer ce risque, les organisations doivent mettre en place des systèmes structurés qui surveillent en permanence les fournisseurs et évaluent les risques éthiques en temps réel, ce qui leur permet d'identifier et de réagir rapidement aux abus potentiels, plutôt que de réagir après coup. En allant au-delà des contrôles ponctuels et en intégrant une gestion dynamique des risques basée sur les données dans les opérations quotidiennes, la conformité passe d'un geste symbolique à un véritable outil de résilience et de leadership éthique.
3. Mettre en place une formation continue efficace
L'un des outils les plus négligés, mais pourtant essentiels, pour mettre en place une chaîne d'approvisionnement éthique est une formation continue efficace. De nombreuses entreprises et leurs fournisseurs ne sont toujours pas suffisamment sensibilisés aux signes et aux risques de l'esclavage moderne, ce qui les rend vulnérables aux manquements éthiques.
De nombreuses organisations s'appuient encore sur des méthodes obsolètes, telles que des présentations PowerPoint jointes à un DocuSign, qui permettent aux fournisseurs de simplement cocher une case. Pour avoir un impact réel, les entreprises doivent aller au-delà des formations génériques et mettre en place des programmes interactifs, actualisés et pertinents pour leurs tiers.
La formation doit inclure des exemples concrets, être régulièrement mise à jour et être adaptée à des rôles et des régions spécifiques. Les entreprises avant-gardistes intègrent déjà la formation à la conformité dans leurs processus d'approvisionnement, garantissant ainsi que les considérations éthiques sont intégrées dans l'intégration des fournisseurs et les opérations quotidiennes.
La cohérence est toutefois essentielle, car sans cours de remise à niveau fréquents et sans contenu adapté au contexte, même les efforts de formation les mieux intentionnés peuvent rapidement devenir obsolètes. Il est donc important de faire de la formation une fonction stratégique continue qui favorise une culture de vigilance, de responsabilité et de prévention proactive des risques tout au long de la chaîne d'approvisionnement.
4. Tester la résilience opérationnelle
Les chaînes d'approvisionnement modernes sont soumises à une pression croissante de toutes parts. Qu'il s'agisse de pénurie de main-d'œuvre, d'instabilité géopolitique, de perturbations liées au climat ou d'évolution des réglementations commerciales. Dans le contexte instable actuel, la résilience opérationnelle n'est pas seulement un atout, c'est une nécessité.
Les grandes entreprises sont de plus en plus tenues de mettre en place des plans de continuité des activités (PCA) solides, certains pays les rendant désormais obligatoires dans le cadre de leurs exigences de conformité réglementaire. Mais il ne suffit plus d'avoir un plan sur papier. Les entreprises doivent tester activement la résilience de leurs processus logistiques, identifier les points faibles et simuler des perturbations afin d'évaluer l'efficacité de leurs systèmes.
Ce faisant, elles peuvent s'assurer que leurs stratégies de gestion des risques sont non seulement documentées, mais aussi applicables et prêtes à être déployées en cas de besoin. Les tests proactifs améliorent la préparation, minimisent les temps d'arrêt et protègent contre les défaillances en cascade qui peuvent exposer les travailleurs à des dangers et les entreprises à des risques réputationnels ou juridiques.
5. Naviguer dans les zones grises éthiques grâce à la transparence et aux partenariats
Les risques liés à la chaîne d'approvisionnement ne sont pas tout noir ou tout blanc. Beaucoup, comme le travail des enfants ou les pratiques de travail informelles, existent dans des « zones grises » économiques et culturelles complexes. Dans ces situations, les interdictions pures et simples peuvent s'avérer inefficaces, voire contre-productives. Les entreprises doivent adopter une approche transparente et adaptée au contexte, en travaillant en étroite collaboration avec les parties prenantes locales afin de comprendre les causes profondes et de soutenir des solutions à long terme. Cela peut impliquer d'investir dans l'éducation, les infrastructures locales ou des alternatives économiques au travail abusif.
Quelle est donc la solution ? La transparence et la reconnaissance ouverte des défis, plutôt que de les dissimuler ou de les simplifier à l'extrême. Cela peut permettre aux opérateurs d'établir une relation de confiance avec les consommateurs, les régulateurs et les communautés locales. En outre, la collaboration avec des organisations non gouvernementales (ONG), des coalitions industrielles et des agences gouvernementales permet aux entreprises de partager leurs connaissances, d'identifier les risques cachés et de mettre en commun leurs ressources pour un impact plus important.
L'approvisionnement éthique ne peut être réalisé de manière isolée. Il doit s'agir d'un effort commun et soutenu, ancré à la fois dans les valeurs de l'entreprise et dans ses activités mondiales.
Conclusion
La législation seule ne peut éliminer les pratiques contraires à l'éthique dans les chaînes d'approvisionnement mondiales. Pour susciter un changement significatif, les entreprises doivent donc aller au-delà de la simple conformité et adopter une approche proactive et systémique fondée sur la transparence, la diligence raisonnable et la responsabilité. Cela implique d'intégrer l'approvisionnement éthique dans les stratégies d'achat, d'intégrer les contrôles de la chaîne d'approvisionnement dans les systèmes ERP et d'adopter des outils tiers évolutifs de gestion des risques pour une surveillance continue.
Les organisations doivent également investir dans la formation et s'associer à des cabinets spécialisés pour renforcer la conformité lorsque leurs capacités internes sont limitées. L'opportunité et la responsabilité sont claires : diriger avec intégrité et faire des chaînes d'approvisionnement éthiques la norme, et non l'exception.